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Au moment où il écrit ces deux contes, Joë Bousquet (1897-1950), blessé à 21 ans et paralysé depuis, gardant le lit depuis 25 ans sans discontinuer, est loin d’en avoir fini avec l’objet de sa vie : ce qu’il nomme “Son souci dominant, quoi ? : l'aventure du langage” ; mais cette époque est aussi celle du revirement ; et de l’apparemment reniement : “Mon œuvre commence en 1943 avec l’élaboration d’un langage sans métaphores”, écrit-il... 1943, c’est l’année même où commence l’écriture du Cahier de Lapalme dont nous tirons deux des contes publiés ici : posthumes, à l’unique édition épuisée, il était temps de les redonner à lire. Car c’est un langage entier qui se rêve et se cherche ici : une langue de mots enfin écrin du réel ; et non pas simple écran ─ de fumée. J. B. le note lui-même en marge de Morte-la-vive, magnifiquement : “incarcérer les mots du jour”. Que le conte & sa poésie soient la forme retenue pour risquer l’essai n’a que l’ apparence du paradoxe. 

Morte-la-vive / La Yarpe - Joë Bousquet

8,44€Prix
  • -80 pages, format in quarto : environ 10 cm sur 15, de la taille d'une main.

    -Papier Nettuno gris pour la couverture ; naturel Bellula pour la première page. Intérieur blanc non paginé.

    + un texte inédit, non mentionné sur la couverture, sur papier Skin grège (une page), glissé dans le livre.  

    -Tirage à 68 ex., tous numérotés à la main ; pliage, massicotage et reliure (4 couleurs) faits main également. 

    -Bandeau avec citation (3 possibles) sur papier naturel : papier paille de chez Lalo.

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